Ne pas nuire dans un monde dirigé par l’oubli de l’humain
C’est une phrase qui m’anime depuis toujours sans avoir réussi jusqu’à aujourd’hui
à mettre les mots.
Une phrase ancienne, issue du serment d’Hippocrate.
Une vérité simple qu’on aimerait retrouver gravée dans les murs ou au moins
dans les décisions humaines.
Primum non nocere.
En premier lieu : ne pas nuire.
Et pourtant.
Une humanité entière sous domination
Notre humanité ne vit pas en liberté.
Elle vit sous domination.
Depuis la nuit des temps, une petite élite gouverne la majorité.
Elle change de nom, de costume, de méthode, mais le fond reste le même :
argent, pouvoir, contrôle.
Ce n’est pas une guerre entre riches et pauvres.
C’est une humanité entière qui suit un système qui ne la respecte pas.
Un système qui dit : « produis, consomme, tais-toi ».
Et qui a la capacité de rendre, de façon différente, tout le monde malheureux.
Ceux qui n’ont rien, ceux qui ont tout… et le même vide de fond
Certains n’ont rien.
Pas de toit. Pas de soins. Pas de paix.
Ils luttent pour manger, pour survivre, pour juste tenir encore un jour.
Leur souffrance est visible, brute, indiscutable.
Et puis il y a ceux qui ont tout.
Tout… sauf l’essentiel.
Ils vivent dans l’abondance, ils voyagent, consomment, possèdent,
mais se demandent pourquoi ils se sentent vides.
Sous l’attitude, on cherche le sens comme on cherche une lumière
dans un tunnel sans fin.
Entre les deux mondes, une même désillusion.
Une même perte de lien.
Une même question suspendue : « Est-ce que c’est ça, vivre sur terre ? »
Un monde qui tourne à l’envers
Ce système-là, celui qui nous régit, ne tourne pas avec la bonté.
Il tourne avec la stratégie. Avec la domination, la répression
même si sous nos latitudes, elle est déguisée.
Il récompense l’ambition, la performance, le rendement.
Et il regarde de travers la douceur, l’écoute, le respect.
La bienveillance n’est pas un idéal, elle est une faute de goût.
Le respect ? Une jolie étiquette, tant qu’il ne ralentit pas les profits.
Les animaux, la nature, les liens humains ? Devenus des variables
d’ajustement des dommages collatéraux.
Alors oui, ce monde tourne.
Mais il tourne à l’envers.
Semer ailleurs, transmettre autrement
Je n’ai pas de solution miracle.
Mais je crois à des choix minuscules qui peuvent changer l’air qu’on respire.
Choisir de ne pas nuire.
Pas dans les grands discours, mais dans les gestes simples.
Ne pas alimenter ce qui oppresse. Ne pas obéir au mépris.
Ne pas céder à la peur d’être trop humain dans un monde qui l’est si peu.
Et surtout : transmettre.
Aux enfants, aux proches, aux passants même.
Transmettre qu’on peut vivre autrement.
Penser autrement. Sentir autrement.
Car au fond, ce n’est pas la somme de ce qu’on possède qui fait notre trace.
C’est la qualité de ce qu’on laisse.
NB :
Il existe, partout dans le monde, des femmes et des hommes qui créent autrement.
Des personnes qui ne cherchent pas la gloire, mais la dignité.
Qui inventent avec peu, partagent avec beaucoup, et allument des lueurs là où tout semble éteint.
🔹 Une simple bouteille d’eau peut devenir une lampe dans un bidonville
(https://literoflight.org)
🔹 Un vélo peut générer de l’électricité pour une radio communautaire
(https://www.electricpedals.com/project-pages)
🔹 Recycler ses chaussures dans un cercle vertueux
(https://benjie.ch/fr/)
Ce ne sont pas des miracles.
Ce sont des actes humains.
Et ils nous rappellent que même sous un système tordu,
on peut choisir, à son échelle, de ne pas nuire.
Juste un regard posé, pour respirer, pour souffler. — Cathy Conciatori
#CathyConciatori | #ProfilingCode
© Cathy Conciatori – Profiling Code, 2025. Tous droits réservés.
Crédit photo : image générée par l’intelligence artificielle
#NePasNuire #PrimumNonNocere #MondeDéséquilibré #ÉveilCollectif
#PouvoirEtArgent #SensEtLien #RéenchanterLeVivant #TransmissionSilencieuse